« L'été tout allait bien; tout était beau

sur l'île et aux alentours. 

Mais quand se terminait la navigation,

c'était la grande, la déprimante solitude:

les jours sombres, la mer qui nous jetait 

par paquets son écume jusque

sur les grandes vitres des lanternes du phare; le vent qui hurlait dans

 les fils téléphoniques, le froid

qui glaçait les soirées et les nuits

qui ne finissaient plus. »

Potvin, Damase, Le Saint-Laurent et ses îles,

relatant les propos de Mme Mary Chouinard Jourdain, fille aînée d'Elzéar Chouinard.​​

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Chouinard Elzéar Famille 5x7Col sans texte_edited.jpg
François-Xavier Chouinard et son épouse Mary Wilson du village des Îlets-Caribou.
François-Xavier Chouinard et son épouse Mary Wilson du village des Îlets-Caribou.

Les parents du gardien de phare Elzéar Chouinard.

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Elzéar Chouinard et son épouse Élise Fraser.
Elzéar Chouinard et son épouse Élise Fraser.

Le 3e gardien du phare de l'Île-aux-Œufs était assisté de son épouse pour les communications radio sans fil

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Robert-Patrick Chouinard, fils aîné d’Albini Chouinard et d’Émilie Paquet. Robert-Patrick Chouinard
Robert-Patrick Chouinard, fils aîné d’Albini Chouinard et d’Émilie Paquet. Robert-Patrick Chouinard

Robert-Patrick Chouinard est né en 1922 à Rivière-Pentecôte.

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François-Xavier Chouinard et son épouse Mary Wilson du village des Îlets-Caribou.
François-Xavier Chouinard et son épouse Mary Wilson du village des Îlets-Caribou.

Les parents du gardien de phare Elzéar Chouinard.

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L’Île-aux-Oeufs, comme lieu de travail et lieu de résidence familiale, a profondément marqué la vie de tous les membres de la famille Chouinard. Elzéar Chouinard, 3e gardien de phare de l'Île-aux-Oeufs, est né le 8 juin 1867 aux Ilets-Caribou, un village côtier situé à une quinzaine de kilomètres au sud de l'Île-aux-Oeufs. Le gardien de phare de l'Île-aux-Oeufs, Elzéar Chouinard, représente la 7e génération de la Famille CHOUINARD 3e Branche au Canada, descendant de l'ancêtre Jacques Chouinard, arrivé à Québec en 1685, marié à Louise Jean à Notre-Dame de Québec en 1692.

En janvier 1893, Elzéar Chouinard, alors agé de 25 ans, épouse Élise Fraser à l'Île Verte, une descendante de Peter Fraser, le premier Fraser de l'Île Verte. Le recensement du Canada de 1901 des Ilets-Caribou indique que Élzéar, agé de 34 ans, est chef de famille et qu'il exerce le métier de "pêcheur". Il sait lire et écrire. Son épouse Élise Fraser, née le 4 février 1869, a 32 ans. Elle est d'origine "écossaise", elle sait lire et écrire, et parle anglais. Elzéar Chouinard et Élise Fraser habitent dans leur maison des Ilets-Caribou. De leur union naîtra 9 enfants: Mary-Elise, 1893; Charles-Auguste-Albini, 1895; Julie-Anna, 1899; Émile, 1903; Irène, 1904; Rose-Aimée, 1906 (décédée la même année); Germaine, 1908; Yolande, 1910; et Gabrielle, 1913.

Elzéar Chouinard occupe son poste de gardien phare à l'Île-aux-Oeufs et habite la maison-phare avec sa famille pendant plus de 25 ans, soit du premier juillet 1911 au 4 mai 1937. Il se retire alors à l'âge de 70 ans et laisse son poste à son fils, Émile, qui prend la relève de son père, le 5 mai 1937. Émile Chouinard occupe le poste de gardien du phare jusqu'en 1958, soit pendant plus de vingt ans. La famille Chouinard assure pendant près de 50 ans le bon fonctionnement et la garde du phare, ainsi que l'aide à la navigation dans ce périlleux secteur de la Côte-Nord du fleuve Saint-Laurent. « Mon père, Elzéar ​​Chouinard, gardien de phare de l'Île-aux-Oeufs a été décoré par le Roi George VI pour ses longs et loyaux services comme gardien de phare pour le Gouvernement du Canada. » Charles-Auguste-Albini Chouinard, dans une entrevue au journal de Sydney, Nouvelle-Écosse, 1954.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le phare, la maison du gardien et la chapelle de la maison du gardien seront les lieux de rencontre de la famille, des voyageurs, des missionnaires, des parents et amis. La chapelle aménagée à l'étage a d'ailleurs servi à célébrer de nombreux services religieux, dont notamment le mariage de toutes les filles du gardien: Mary-Élise Chouinard, mariée à Wilfrid Jourdain le 17 août 1915; Julie-Anna, mariée à Émile Dugas le 15 juillet 1920; Irène, mariée à Eugène Jourdain le 16 août 1926; Germaine, mariée à Albert Langlois le 19 juillet 1932; Yolande, mariée à Arthur Langlois le 12 mai 1936; et Gabrielle, mariée à Jean-Marie Poulin le 11 août 1936.


La vie d'une famille de gardien de phare sur une île isolée exigeait la participation et la débrouillardise de tous les membres de la famille.  Ils aidaient souvent le gardien de phare en participant à l’entretien de la lumière du phare et de la maison-phare. lls aidaient aussi à ramasser le bois de chauffage et à recueillir l'eau potable. Ils participaient également à l'approvisionnement de la famille en nourriture par la pêche et la chasse dans les environs de l'île, par l'élevage de quelques poules, d'une vache pour le lait...

 

Comme l'explique Madame Mary Chouinard Jourdain, « l'hiver, nous tendions des collets aux lièvres; et nous allions les lever au clair de lune. Ou bien, nous chassions le hibou blanc qui se prend à un piège qu'on tend au sommet d'un poteau... Bref, les moindre petites choses, dans cette vie d'isolement, prenaient de l'importance... Quand, à l'automne, la glace n'était pas encore prise et au printemps, quand elle n'était pas encore partie, nous traversions en "cométique", un canôt sur le traîneau, et nous, assises dans le canot... Quant à notre vache, nous la traversions en chaloupe. »
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Pour se divertir, les familles de la Côte-Nord qui vivaient dans un phare faisaient du canotage et de la pêche. Quand il y avait de la neige, ils patinaient ou faisaient de la raquette, tendaient des collets aux lièvres et pendant les longues soirées, jouaient aux cartes, chantaient. » Pomerleau, Jeanne, Gens de métiers et d'aventures.​

Madame Mary Chouinard Jourdain ajoute avec beaucoup de nostalgie: « Quoiqu'il en soit, l'île d'aujourd'hui ne ressemble pas à l'île d'autrefois. Le progrès l'a atteinte, elle aussi. La mécanique de l'outillage du phare a été modernisée. On ne regarde plus le "mai" (mat) pour savoir si la lumière (du phare) fonctionne bien par les reflets qu'elle projette... »

 

« Aujourd'hui, il n'y a que moi qui pense encore au passé et qui, peut-être, parfois, le regrette. Mon père (Elzéar) aussi, à mon grand plaisir, aime à dévider l'écheveau de ses souvenirs de plus de trente années passées sur l'île. Il mêle à ces réminiscences parfois une légère et fine pointe d'ironie; et ce n'est pas sans charme. C'est la manière des grands sensibles dont est doué mon père. Il a l'air de trouver extrêmement simple ce qu'il fait et qui me semble, à moi, héroïque...» Mary Chouinard Jourdain dans Damase Potvin, Le Saint-Laurent et ses îles.
 

En 1921, les fils et les filles d'Elzéar et leurs conjoints(es). Réunion de famille à l'île-aux-Oeuf
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Une partie de la famille Chouinard sur l’Île-aux-Œufs
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Émile Chouinard, gardien de phare, avec son neveu Robert-Patrick. Robert-Patrick est le fils aîné du
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Mary Chouinard et ses filles Berthe et Juliette. Mary est la fille aînée du gardien de phare Elzéar
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Chouinard Elzéar 1938 Médaille Service I

LA FAMILLE CHOUINARD

Famille Chouinard: Les descendants de la 3e branche
A​​ncêtres et descendants d’Elzéar Chouinard,

3e gardien du phare de l'Île-aux-Oeufs

«Ce sol que je foule, ce coin de terre où je vis, mes ancêtres l'ont défriché de leurs mains et fécondé de leurs sueurs. Ils se sont agenouillés dans cette même église où je prie, ils ont cheminé par ces mêmes sentiers.» Jacques de Gaspé​​


Ce document vise à informer les membres de la famille Chouinard (3ième branche) sur l’origine et la descendance de notre ancêtre Jacques Chouinard. Jacques Chouinard est né à Beaumont-la-Ronce, un village situé tout près de la ville de Tours, dans la région de Touraine en France. Ce document vise également à faire connaître les ancêtres et les descendants d'Elzéar Chouinard, le 3e gardien du phare de l'Île-aux-Œufs, situé sur la Côte-Nord du Saint-Laurent, face à la Pointe-aux-Anglais, entre la Pointe-des-Monts et Sept-Îles.

Les informations généalogiques contenues dans ce document ont été extraites, en majeure partie, de l'oeuvre du Frère Sigismond Chouinard, Famille Chouinard, Histoire et Généalogie, Québec: Imprimerie Franciscaine Missionnaire, 1921. Cette oeuvre a été réalisée sous le pseudonyme de Jacques de Gaspé. Nous lui seront toujours reconnaissant d’avoir compilé une information aussi riche et abondante sur les origines et la descendance de notre famille.

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L’édition de 1921 comporte toutefois une erreur concernant le mariage de Pierre l’aîné (1ère branche) et de Pierre le cadet (3ième branche): le Frère Sigismond aurait inversé leur épouse respective et leurs dates de mariage. Cette inversion a été corrigée dans le présent document, tout comme dans l’édition 2010 Les Chouinard: Histoire et dictionnaire généalogique, dont des extraits de la généalogie jusqu’à la 10e génération sont disponibles sur le site internet.  

 

Par ailleurs, plusieurs informations manquantes dans le volume de Sigismond Chouinard, entre autres le nom des parents des épouses Chouinard, ont été fournies par Mme Andrée Jourdain, fille d'Eugène Jourdain (fils de Charles Jourdain et Célanire Roy) et de Irène Chouinard (fille d'Elzéar Chouinard et Élise Fraser). De plus, de précieuses informations et plusieurs photographies concernant les familles Chouinard et Jourdain (Jordan) ont été trouvées sur le site internet dédié à l'histoire des « Îlets-Caribou », créé par Robert Jourdain.


De même, je remercie Louis Langlois pour son remarquable ouvrage Peter, le premier Fraser de/sur l’Île Verte et sa descendance ,Éditions L’Élan, Québec, 1998. Cet ouvrage m’a fait connaître mon ancêtre écossais Peter Fraser, premier habitant et défricheur de l’Île Verte. Ce dernier est né en Écosse vers 1760 et est décédé sur l’île le 4 décembre 1820. Peter Fraser est l’ancêtre de deux importantes lignées de Fraser, Malcom et Pierre Fraser les fils de Peter, et aussi l’ancêtre de mon arrière-grand-mère, Élise Fraser.

Je remercie également Nancy Chouinard pour avoir partagé de nombreuses informations relativement à nos arrière-arrière-grands-parents communs: François-Xavier Chouinard et Mary Wilson. Ils sont respectivement les parents de mon arrière grand-père, Elzéar Chouinard et de son arrière grand-père, Charles Chouinard, le frère d'Elzéar.

Enfin, je dois mentionner ici que ce sont principalement ces recherches sur mes ancêtres Chouinard et notamment, sur mes arrière grands-parents Elzéar Chouinard et Élise Fraser et aussi François-Xavier Chouinard et Mary Wilson, qui m'ont incité à créer et à développer le présent site internet visant à faire connaître l'île-aux-Œufs, ses phares, ses gardiens de phare, ses naufrages et ses légendes et la famille Chouinard qui a vécu sur l'île : www.ileauxoeufs.org

 

​DESCENDANCE en France

-1ère génération connue

 

GATIEN CHUISNARD ou CHOISNARD, Fils de Urbain Chuisnard (?) et de ?
& CATHERINE VENIER, Fille de ? Venier et de ?
Mariage vers 1610 (avant 1612), à Nouzilly tout probablement. La famille Venier était une des familles les plus considérables de la commune de Nouzilly.

Enfants:
1) Marguerite, 4 mai 1612
2) Gatien, 28 février 1614
3) Charles, né le 26 septembre 1616 (Décès: 21 juin 1691, 75 ans, à St-Martin de Beaumont-la-Ronce)
4) Jehan, 22 avril1620

Au 17e siècle, Nouzilly est une commune (village) située à 19 kilomètres au nord-est de Tours, dans le canton de Châteaurenault. C'est alors une des communes populeuses et fertiles du «de la France». L'église de Saint-André de Nouzilly comporte un clocher, lequel aurait été construit par le charpentier-menuisier Urbain Chuisnard en 1542.

On pense qu’il serait l’ancêtre probable de Gatien Chuisnard. Les registres de l’état civil à Nouzilly datent de 1570. On y retrouve les noms de Gatien Chuisnard et de son fils Charles, né le 26 septembre 1616 à Saint-André de Nouzilly, canton de Châteaurenault.

Un peu plus tard, Charles réside dans une jolie vallée où se trouve le village de Beaumont-la-Ronce, une commune située un peu à l’ouest de Nouzilly et à 21 kilomètres au nord de Tours.

 IIième génération en France

CHARLES CHUISNARD, 1616-1691, Fils de Gatien Chuisnard et Catherine Venier
& ÉLISABETH VALIN, née 7 décembre 1616-1688, à Beaumont-la-Ronce, Fille de ? Valin et de ?
Mariage à Beaumont-la-Ronce, 14 septembre 1655

Charles et Élisabeth ont 39 ans. Élisabeth Valin était alors veuve de Jean Aucher, marchand drapier. Élisabeth avait deux frères propriétaires de fiefs. Pierre Valin, sieur du Chalonge et François, sieur de Bois Rond.

Enfants:
1) Francois, né en 1657
2) Ysabelle, baptisée le 23 février 1659
3) Pierre, baptisée le 6 mars 1661
4) Jacques, baptisé le 6 janvier 1663 à St-Martin de Beaumont-la Ronce, Tours

La signature de Charles Chuisnard apparaît pour la première fois dans les registres de Nouzilly à l'année 1638. On lui donne le titre de «Maître Charles Chuisnard, marchand serger». Peu après son mariage à Elisabeth Valin, en 1655, Charles Chuisnard abandonne son magasin de Nouzilly pour devenir marchand-drapier à Beaumont-la-Ronce, où son épouse lui apportait en dot un magasin et un grand commerce.

CHUISNARD ou CHOISNARD vient de «choisne» un pain d’épice et signifie «blanc, pain savoureux, pain d’un goût exquis ou d’une odeur alléchante» L’orthographe véritable de ce nom serait Choisnard. Au Canada, il semble que l'abbé Pierre de Francheville aurait été le premier à écrire ce nom tel que nous le connaissons aujourd'hui «CHOUINARD», d’après les registres du Cap Saint-Ignace, 10 août 1697.

 DESCENDANCE AU CANADA / Souche et 1ère génération

 

​JACQUES CHUISNARD, 1663-1721, Fils de Charles Chuisnard et Elisabeth Valin
Baptisé le 6 janvier 1663 à St-Martin de Beaumont-la-Ronce, Touraine, France
Décédé: 20 octobre 1721, à l'Islet, Québec, Canada, à l'âge de 58 ans.
& LOUISE JEAN, 1678-1750, Fille de Pierre Jean et Françoise Favreau
Mariage à Notre-Dame de Québec, 2 juin 1692
Née le 18 mai 1678, à la Canardière, Québec
Inhumée le 1 janvier 1750, à l’Islet, Québec, à l’âge de 72 ans (+ avec Jacques Chouinard)

Enfants:
1) Pierre (l'aîné), 1695-1790 (1ère branche)
2) Jacques, 1697-1697
3) Joseph, 1698-1699
4) Jacques-Eustache, 1700-1763 (2ième branche)
5) Pierre (le cadet), né à l’Île aux Oies, baptisé le 28 février 1702 à Cap St-Ignace;
+ Inhumé le 7 janvier 1790 à St-Jean-Port-Joli, à l'âge de 88 ans (3e branche)
6) Marie-Louise, 1704-1783 (7e branche)
7) Jean-Baptiste, 1705-1707
8) Marguerite, 1707-1751 (8e branche)
9) Marie-Anne, 1708-1794 (9e branche)
10) Marie-Ursule, 1710-1735 (10e branche)
11) François, 1712-1792 (4e branche)
12) Élisabeth, 1714-1714
13) Jacques, 1715-?
14) Julien, 1716-1791 (5e branche)
15) Anonyme, 1718-1718
16) Charles,1720-1797 (6e branche)

Jacques Chouinard est l'ancêtre des CHOUINARD au Canada. Il quitte Beaumont-la-Ronce, en France, à l’âge de 22 ans et arrive à Québec à l’été de 1685. Pendant quelques années, Jacques Chouinard exerce à Québec le métier de « charretier » au service du Roi. La tradition rapporte qu'il était chargé du transport des malles royales dans la région de Québec. Dans un acte notarié, il est dénommé « charretier royal ».

Le 2 juin 1692, il épouse Louise Jean à la Cathédrale de Québec, fille de Pierre Jean (1645-1724), cultivateur de la Petite Rivière Saint-Charles et de Françoise Favreau (1643-1723). Louise Jean est alors agée de 14 ans. Ses parents sont originaires de La Rochelle, en France. Pierre Jean est né le 19 février 1645 à St-Barthelemy, LaRochelle, Aunis, en France.

Son épouse est née en 1643 dans la même ville et leur mariage est également célébré à La Rochelle en 1671. Pierre Jean est le fils aîné de Vivien Jean (1621-1664) et de Suzanne Hérault (1620-1684). Comme leur fille Louise est née à Québec le 18 mai 1678 à la Canardière, ils ont dû quitter La Rochelle pour venir s'établir en Nouvelle-France quelques années après leur mariage seulement. En 1692, Pierre Jean posséde une ferme de sept arpents à la Canardière.

 

Après leur mariage, Jacques Chouinard et Louise Jean habitent sur la terre de trois arpents à la Canardière que Pierre Jean leur a confiée. En 1695, Jacques Chouinard devient fermier à l'Île-aux-Grues au service du Sieur Paul Dupuy, Intendant Général de la Nouvelle-France. Ensuite, ils s'établissent à l'Île-aux-Oies, où Pierre Jean exploite la ferme du Sieur Paul Dupuy, une concession de la Seigneurie Port-Joli.

Le 27 octobre 1698, Charles Aubert, écuyer, Seigneur de la Chesnaye et de Port-Joli, concède à Jacques Chouinard une terre de 450 arpents (9 arpents sur 50 arpents) dans la Seigneurie de Port-Joli. En 1702, Jacques Chouinard s'établit définitivement sur sa terre de Port-Joli, dont il avait défriché une étendue assez grande pour lui permettre de vivre chez lui. C'est sur cette terre que Jacques et sa femme Louise élevèrent leur grande famille et qu’ils y passèrent le reste de leurs jours.

Jacques Chouinard et Louise Jean ont eu seize enfants dont dix parvinrent à l'âge adulte, six fils et quatre filles. Le premier enfant, Pierre l'aîné, est né en 1695 à la Canardière. Les cinq suivants, Jacques, Joseph, Eustache, Pierre le cadet et Louise, sont nés à l'Île-aux-Oies de 1697 à 1704. Les autres sont tous nés sur leur terre de Saint-Jean-Port-Joli entre 1705 et 1720: Jean-Baptiste, Marguerite, Marie-Anne, Marie-Ursule, François, Élisabeth, Jacques, Julien, un enfant anonyme mort à la naissance, et le dernier, Charles.

Après avoir vécu plus de 35 ans au Canada, une légende (conservée dans une famille Chouinard de Kamouraska) raconte que Jacques Chouinard se serait embarqué pour la France --à l'âge de 58 ans environ-- afin d'y régler une question d'héritage. A son retour, il serait devenu la victime de l'onde lors d'un naufrage. On ignorait jusqu’à récemment le lieu de sa sépulture, toutefois, Mme Andrée Jourdain nous indique que l’on mentionne le décès et l’enterrement de Jacques Chouinard, arrivé vers le 20 octobre 1721, dans les comptes de la Fabrique de l’Islet. Mentionnons également qu’il existe un monument à la mémoire de l'ancêtre Jacques Chouinard et de ses descendants dans le cimetière de Saint-Jean-Port-Joli.

En 1700, on retrouve Pierre Jean, et ses fils Pierre (1676-1725) et Antoine (1681-1705), qui travaillent dans le secteur de Saint-Jean-Port-Joli. En 1705, Louise Jean hérite d’une terre d’un arpent de front sur le fleuve, suite au décès de son frère Antoine. Cette terre se situe à un mille de la Rivière Port-Joli et de leur terre de 9 arpents de front, en descendant vers Saint-Roch-des-Aulnaies.

II ième génération au Canada

 

PIERRE-LE-JEUNE (le cadet), CHOUINARD, 1702-1790,
Fils de Jacques Chouinard et de Louise Jean
& GENEVIEVE LIZOTTE (LIZOT), née le 22 janvier 1705, à Rivière Ouelle, Fille de Noël Lizotte (1677-1740) et de Catherine Meneux (1682-1751)
Mariage à Ste-Anne de la Pocatière, 18 nov. 1727

Enfants:
1) Louis, 1729-1759; baptisé le 5 fév. 1729 à L'Islet; décédé le 5 octobre 1759 à l'âge de 30 ans (+Pointes-aux-Trembles ou Ste-Anne de la Pocatiere ?)
2) Marie-Angélique, 1731-1731
3) Pierre-Francois, 1732-1793
4) Marie-Geneviève, 1733-1737
5) Marie-Reine, 1735-1737
6) Elisabeth-Ursule, 1736-1737

2ième épouse
MARIE-ANNE PELLETIER , née le 25 janvier 1725, à Ste-Anne de la Pocatière; Décès le 6 mai 1773, à l’âge de 48 ans et inhumée à St-Jean-Port-Joli.
Elle est la fille de Charles Pelletier (1671-1748) et de Marie Barbe St-Pierre (1685-1752),
Mariage à St-Roch-des-Aulnaies, 4 décembre 1743

Enfants:
7) Marie-Anne, 1744-c.1750
8) Marie-Geneviève, 1745-1804
9) Romain, 1748-1828
10) Marie-Anne, 1750-?
11) Amable, 1751-?
12) Joseph-François, 1753-1840
13) Julien, 1755-1816
14) Jean-Marie, 1756-1820
15) Marie-Louise, 1758-1792
16) Marie-Geneviève, 1761-1829
17) Anonyme, 1762-1762
18) Andrée (Modeste), 1763-?

 

III ième génération au Canada
 

LOUIS CHOUINARD, 1729-1759, Fils de Pierre-le-Jeune Chouinard et Geneviève Lizotte & ROSALIE BOUCHARD, née le 1 mai 1736 à Ste-Anne de la Pocatière et décédée le 5 octobre 1791 (+ Ste-Anne de la Pocatière), à l’âge de 55 ans. Elle est la fille de Joseph Bouchard (1710-1750) qui aurait été lieutenant de milice et de Marie-Madeleine Fortin, née le 14 août 1710.
Mariage à Ste-Anne de la Pocatière, 26 février 1753; Louis a 24 ans et Rosalie a 17 ans.

Louis Chouinard était, dit-on, pourvoyeur de vivres du bataillon de Gaspé. Il est décédé à l’âge de 30 ans, seulement 6 ans après son mariage à Rosalie Bouchard. Cette dernière se remarie par la suite à Joseph-Augustin Miville, le 21 juillet 1760, à Ste-Anne de la Pocatière.

Enfants:
1) Rosalie, 1753-1753
2) Pierre-Antoine, baptisé le 3 déc. 1754 à Ste-Anne de la Pocatière; décédé vers le 26 juin 1830 (+ Ste-Anne de la Pocatière)
3) Marie-Rosalie, 1756-?, se marie en 1783 à Joseph Miville dit Deschênes.
4) Marie-Reine, 1760-1799

IV ième génération au Canada


PIERRE-ANTOINE CHOUINARD, 1754-1830, Fils de Louis Chouinard et de Rosalie Bouchard
&
GENEVIÈVE ROY (dit LAUZIER), née le 17 nov. 1765 à Ste-Anne de la Pocatière. Elle est la fille de Louis-Étienne Roy (1731-1811) et de Marie-Angélique Pelletier (1733-1777).
Mariage à Ste-Anne de la Pocatière, 19 janvier 1784

Enfants:
1) Geneviève, 1784-?
2) François-Pierre, 1789-?
3) Marie-Geneviève, 1791-?
4) Marie-Angélique, 1793-1818
5) Michel, 1794 -?, marié le 12 juillet 1825;
6) Fabien, baptisé le 1er avril 1796; inhumé le 25 juin 1852 (+ Ste-Anne de la Pocatière)
7) Pascal, 1797-1879
8) Jean-Baptiste, 1798-c.1800?
9) Jean-Baptiste, 1800-?, marié le 22 janvier 1833.
10) Louis, 1802-1852
11) Séverin, 1804-1854?
12) Casimir (Joseph), 1806-1854 (Mort du choléra, le 17 juillet 1854)
13) Émilie, 1807-1855

V ième génération au Canada​​​

 

FABIEN CHOUINARD, 1796-1852, menuisier, Fils de Pierre-Antoine Chouinard et de Geneviève Roy
& MARIE-LOUISE (Élisabeth) MIVILLE DESCHENES, Fille de Jean-François Miville Deschênes et Marie-Archange Couillard Després
Mariage à Ste-Anne de la Pocatière, 9 février 1819.
Il est intéressant de noter que le frère aîné de Fabien, François-Pierre Chouinard, né en 1789, a épousé le 20 novembre 1814 Archange Miville Deschênes, la sœur de Marie-Louise Miville Deschênes.

Enfants:
1) Anonyme, 1821-1821
2) Fabien, 1822-1822
3) Augustin, 1823-1854. (Mort du choléra—épidémie de choléra de l'été 1854)
4) Justine, 1824-1824
5) François-Pépin, 1825-1826
6) Louis-Thomas, 1827-1879
7) Georges, 1828-?
8) Charles, 1830-1912
9) Malédite (Mélédite ou Mélodie), 1830-1854 (Décédée le 13 juillet 1854—typhus –choléra)
10) Jean-Baptiste, 1833-?
11) Lazare, 1834-?, se marie en 1858.
12) François-Xavier, baptisé le 9 décembre 1835. Inhumé le 1er février 1901 au cimetière des Ilets Caribou, à l'âge de 66 ans.
13) Alexis, vers 1837-?, marié à M.-Aglaé Michaud, en 1857.

 

VI ième génération au Canada

 

FRANCOIS-XAVIER CHOUINARD, 1835-1901, Fils de Fabien Chouinard et de Marie-Louise Miville Deschênes
& MARY WILSON, 1842-1918, Fille de John Wilson et Jeanne Guilfoyle
Mariage aux Islets Caribou, en leur maison, 28 juillet 1866 (Acte enregistré à Betsiamites)
(+ Québec, le 24 avril 1918, à l'âge de 75 ans et 10 mois, inhumée au cimetière Saint-Charles, 26 avril 1918)

Enfants:
1) Elzéar, baptisé le 8 juin 1867;décédé le 3 avril 1947 (+Îlets-Caribou, à l’âge de 79 ans et 10 mois).
2) Anna, 1869-1879; noyée aux Ilets Caribou
3) Charles, 1870-1962; mar. à Clara Soucy, de Cap-Chat, le 29-07-1902
4) Elmire, 1872-1878
5) Joseph, 1873-1882; noyé en compagnie d'un oncle dans la Rivière Pentecôte
6) Joseph-Hermas, 1874-?; Décédé en bas âge
7) Marie-Cécilia, 1876-?;Le 26 janvier 1893, mar. à Peter Fraser alors que son frère aîné Elzéar se marie le même jour à Élise Fraser de l'Isle Verte
8) Rose-Anna, 1878-1945; mar. à Ulric Gagné le 16 sept. 1898
9) Mathilda, 1880-1956; mar. à Zénon Jourdain le 29 mai 1880
10) Joseph-Benoît, 1882-1956; mar. à Ernestine Miville, de Cap-Chat, le 9 sept. 1919.

Mary Wilson est de descendance «irlandaise». Selon les registres de baptême découverts récemment, Mary Ethelgine Wilson est née le 5 juillet 1842 à l’Isle Verte et baptisée le 6 juillet 1842 à Trois-Pistoles. Mary Wilson est la fille légitime du mariage de John Wilson, capitaine de Marine, et de Jeanne (Jane) Mercer Guilfoyle, d’origine irlandaise, (veuve de Thomas Mercer), de la paroisse de L'Isle Verte. Selon certaines affirmations relativement à son origine, « elle aurait été rescapée d’un naufrage maritime, alors qu’elle était une jeune enfant, par un nommé McDougall, capitaine de navire, qui l’aurait confiée à la famille de Jean-Baptiste MaClure ».

Le père de Mary Wilson, John Wilson, était capitaine dans la Marine et, durant la famine en Irlande (1846-1848), il était officier à bord du « Royalist », qui transportait les immigrants de l’Irlande jusqu’à Québec. Il a contracté la dysentrie en 1848 et est décédé à Grosse-Île (Île de la Quarantaine), le 18 juin 1848, à l'âge de 29 ans. Mary Wilson, agée de 6 ans, aurait alors été confiée, par le capitaine John McDougall, à la famille de Jean-Baptise MaClure (McClure) et son épouse Mathilde Lévesque, de Rivière-Ouelle. D’ailleurs, le recensement de 1851-1852 de Rivière-Ouelle indique que Mary Wilson, agée de 10 ans, habite avec Jean-Baptiste McClure et son épouse. Mathilde Lévesque est la fille d’Augustin Lévesque (1759-?) et de Thérèse Bard (1777-1853) de Rivière-Ouelle. Elle s’est mariée à Jean-Baptiste McClure, le 11 janvier 1831, à Rivière-Ouelle. Jean-Baptiste McClure est le fils de Pierre McClure (1762-?) et de Marie-Angélique Vallée (c. 1766-?) mariés à Notre-Dame de Québec, le 9 mai 1786.


En ce qui concerne la mère de Mary Wilson, Jeanne (Jane) Guilfoyle, elle est la fille de James Guilfoyle et de Jane Carroll, tous les deux d’origine irlandaise. Il semblerait que la mère de Mary Wilson, aurait été s’établir à Québec, après le décès de son mari John Wilson en 1848 à la Grosse-Île, car le recensement de 1851, révèle que Jane Guilfoyle, née en Irlande, vit au Cap-Blanc à Québec avec une partie de sa famille, dont la demi-sœur de Mary Wilson, J. Mercer-Guilfoyle, 12 ans, née à Québec. On ne sait pas si elle était au courant du décès de son mari John Wilson et que sa fille Mary avait été confiée à la famille de Jean-Baptiste McClure.

 

En 1853, Jean-Baptiste McClure, Mathilde Lévesque et Mary Wilson quittent Rivière-Ouelle pour aller s’établir au village des Ilets-Caribou sur la Côte-Nord, car d’après un rapport de pêcherie, la «famille McClure demeurait aux Îlets-Caribou depuis au moins l’année 1853». Le recensement du Canada de 1861, pour le village de Sainte-Anne des Ilets-Caribou, indique que Mary Wilson vit dans la maison de Mathilde Lévesque. Le recensementt précise qu’elle est née en 1808, 53 ans, et qu’elle est veuve de Jean-Baptiste McClure, celui-ci étant décédé le 21 juin 1858 et a été inhumé le 23 juin, à l’âge de 55 ans, à l'Isle Verte. Le recensement indique que Mary serait «née en 1843 et qu'elle a 18 ans». À ce moment, le village des Ilets-Caribou ne compte que trois maisons. Mathilde Lévesque habite également avec son frère «Joseph Lévesque, pêcheur, 35 ans, né en 1826».

Lors du recensement de 1871, Mary Wilson est alors mariée depuis 1866 à François-Xavier Chouinard, pêcheur. Ils vivent dans leur maison des Ilets-Caribou avec leurs trois premiers enfants: Elzéar (1867), Anna (1869) et Charles (1870). En 1881, ils demeurent encore dans cette maison avec leurs cinq enfants Elzéar, Charles, Marie-Cécilia (1875), Rose-Anna (1878) et Mathilda (1880). Quant à Mathilde Lévesque McClure, elle est décédée en août 1872 et a été inhumée au cimetière des Ilets-Caribou. Elle partage sa sépulture avec les deux filles de Mary Wilson et de François-Xavier Chouinard: Anna Chouinard (1869-1879, décédée à l’âge de 10 ans) et Elmire Chouinard (1872-1878, décédée à l’âge de 5 ans et 10 mois).


Le recensement de 1901 précise que le village des Îlets-Caribou compte 12 maisons habitées seulement, une famille par maison, 2 maisons en construction et une église. Le recensement indique que «Elzéar Chouinard, né le 8 juin 1867, 34 ans, est pêcheur et est le chef de famille». Il vit avec son épouse, Élise «Fraser» Chouinard, née à l’Isle Verte et d’origine écossaise, 32 ans, née le 4 février 1869, et leurs trois enfants: Marie-Élise (1893), Albini (1895) et Julianna (1899). Le recensement indique également que Mary «Wilson» Chouinard, née le 6 juillet 1842, mère et veuve (François-Xavier est décédé cette même année), vit dans cette maison. Le recensement précise qu'elle est d'origine «irlandaise, sachant lire et écrire, parlant l'anglais».

VII ième génération au Canada

 

ELZÉAR CHOUINARD, 1867-1947, Fils de François-Xavier Chouinard et de Mary Wilson
& ÉLISE FRASER, 1869-1953 (+30 juin 1953, aux Ilets Caribou, à l’âge de 84 ans et 5 mois)
Fille de Théodore Fraser (1838-1887) et d'Adèle Deslauriers (1844-1903).
Mariage à l'Isle-Verte, 26 janvier 1893

Enfants:
1) Mary-Elise Adèle, 1893-1966, mar. à Wilfrid Jourdain (1884- ), 17 août 1915, chapelle du phare
2) Auguste-Albini, né le 6 sept. 1895 et décédé le 17 juillet 1958. (+ à l'Isle Verte, à l'âge de 62 ans et 10 mois)
3) Julie-Anna, 1899-?, mar. Émile Dugas, 15 juillet 1920, chapelle du phare
4) Émile, 1903-déc. 1958, marié à Bernadette Landry, décédé à l‘âge de 55 ans au phare de Métis-sur-mer. (+ Îlets-Caribou).
5) Irène, 1904-2002, mar. à Eugène Jourdain, 16 août 1926, chapelle du phare
6) Rose-Aimée, 1906-1906
7) Germaine, 1908-?, mar. à Albert Langlois, 19 juillet 1932, chapelle du phare
8) Yolande, 1910-?, mar. à Arthur Langlois, 12 mai 1936, chapelle du phare
9) Gabrielle, 1913-?, mar. à Jean-Marie Poulin, 11 août 1936, chapelle du phare

Elzéar Chouinard a été le 3e gardien de phare de l'Île-aux-Oeufs, située au large de la Côte-Nord, entre Baie-Trinité et Sept-Îles, juste en face de la Pointe-aux-Anglais. Il a exercé le métier de gardien de phare pendant 26 ans, soit du 1 juillet 1911 au 4 mai 1937. Son premier fils, Charles-Alexandre-Albini Chouinard raconte dans une entrevue accordée en 1954 que son père «a été décoré par le Roi George VI pour ses longs et loyaux services comme gardien de phare pour le Gouvernement du Canada». Son second fils, Émile, lui succède comme gardien de phare, du 5 mai 1937 jusqu'en 1958, alors que le phare de l'Île aux Œufs est remplacé en 1955 par un phare en béton mécanisée. La famille Chouinard a vécu près de cinquante ans sur l'Île-aux-Œufs.    

 

Le phare de l’Île-aux-Oeufs fut construit en 1871 par le gouvernement fédéral. La maison du gardien était annexée à la tour du phare, une construction en bois de forme octogonale. Le premier étage de la maison était aménagé en chapelle et c'est à l'intérieur de cette chapelle qu'ont été célébrés plusieurs des mariages des filles d'Elzéar Chouinard et d'Élise Fraser: Mary-Elise, mariée à Wilfrid Jourdain, 17 août 1915; Julie-Anna, mariée à Émile Dugas, 15 juillet 1920; Irène, mariée à Eugène Jourdain, 16 août 1926; Germaine, mariée à Albert Langlois, 19 juillet 1932; Yolande, mariée à Arthur Langlois, 12 mai 1936; et Gabrielle, mariée à Jean-Marie Poulin, 11 août 1936.

Élise Fraser est la fille de Théodore Fraser et d’Adèle (Adéline?) Deslauriers, mariées au village de l’Isle Verte, le 18 février 1864. Ils ont eu douze enfants. Théodore Fraser est le 7e fils de Pierre Fraser (1795-1860), lequel s'est marié à Geneviève Marquis en 1823, à St-André de Kamouraska. Ce dernier était le fils aîné de Peter Fraser (1760-1820), le premier Fraser à s'établir sur l'Île Verte. Dans l'ouvrage intitulé «Peter le premier Fraser de/sur l’île Verte et sa descendance», Louis Langlois indique que Peter Fraser est né en Écosse, vers 1760. Il est le fils d’Alexander Fraser et de Mary Fraser, d’Inverness, en Écosse. Arrivé au Québec vers 1778, Peter Fraser fait l’acquisition, à partir de 1780, d’un immense terrain situé sur la terre ferme en face de l’Île Verte.

Cette concession est consentie par le seigneur de l’Isle Verte, Jean-Baptiste Côté. Dès 1786, il reçoit en concession du Seigneur Malcolm Fraser, Seigneur de Murray Bay, la partie ouest de l’île Verte. Peter Fraser fut à la fois un cultivateur, un pêcheur, un homme d’affaires et un juge de paix de sa région. Il épousa, à Québec, le 14 mars 1801, à l’église presbytérienne St-Andrews, Marie-Josephte Chassé (1768-1852), de langue française et catholique, la fille aînée de Jean-Baptise Chassé et d’Élizabeth Levasseur, demeurant à Rivière-du-Loup. Il fut inhumé sur l’Isle Verte en 1820.  

VIII ième génération au Canada


CHARLES-AUGUSTE-ALBINI CHOUINARD, 1895-1958, Fils d'Elzéar Chouinard et d'Élise Fraser & ÉMILIE (baptisée Émilia) PAQUET, née le 28 avril 1897, à Rivière Pentecôte. Décédée le 25 janvier 1936 à l’Île Verte, à l’âge de 38 ans et 8 mois. Fille d’Yvon Paquet (1872-1962, +Rivière Pentecôte, à l’âge de 90 ans et 5 mois) et d’Odile Pipe dit Simoneau (1873- ?).
Mariage à Rivière-Pentecôte, 30 juin 1919

Enfants:
1) Marguerite-Marie, déc. à l’Île aux Oeufs, 17 oct. 1920
2) Robert-Patrick, né le 23 février 1922, à Rivière-Pentecôte. Décédé le 25 juillet 2007, + à Québec, à l’âge de 85 ans.
3) Marcel, 1927– 1998
4) Rita-Raymonde, 1929-37

2ième Mariage
ROSE-DÉLIMA LONGTIN, née en 1910.
Décédée en 1999, à l’âge de 89 ans.
Mariage à Halifax, 1941

Enfants:
1) Lucien, 1943?
2) Jean-Pierre, 1944
3) Michel, 1946-2007

Charles-Auguste-Albini Chouinard, est le «capitaine» dont parle Mary Chouinard Jourdain dans le livre de Damase Potvin "Le Saint-Laurent et ses Iles" au chapitre sur l'Île-aux-Oeufs: « mon frère conquit tous ses grades sur les navires de Sa Majesté et devint capitaine à 24 ans.» Il devient capitaine à bord des navires de la marine Britannique durant la première Guerre Mondiale et travaille sur les navires de la marine marchande britannique durant la seconde Guerre Mondiale. Après la guerre, il sert comme capitaine sur des navires de la marine canadienne et obtient le grade de «Commandant» de la Marine Royale Canadienne.

 

Dans les années 50, il effectue des missions de sauvetage pour la marine canadienne (Min. des Transports—qui devient la Garde Côtière Canadienne en 1962), à titre de « commandant » à bord du brise glace « Saurel » basé à Sydney et à Halifax en Nouvelle-Écosse et par la suite, des missions de ravitaillement dans le Grand Nord canadien au Service de l’Arctique, à bord du brise glace «C.D. Howe», construit en 1950 au chantier maritime «Davie Shipbuilding»

 

Émilie Paquet est la fille d’Yvon Paquet et d’Odile Pipe (Pope) de Rivière Pentecôte. Odile Pipe est le 4e enfant de Joseph Pipe dit Simoneau (1844-1906 + Rivière Pentecôte) et de Vitaline Imbault (1849-?). Elle épouse Yvon Paquet le 7 août 1894 à Rivière-Pentecôte. Yvon Paquet (né le 1 nov. 1870) est le fils de Louis Paquet et Sara Brisebois. Yvon Paquet et Odile Pipe ont plusieurs enfants: Louis, Émilia (Émilie), Aimé, Yvonne, Joseph, Patrice, Edwidge et Philippe.

Odile Pipe est une descendante (3e génération) de Simon Pipe /Boebe (1760-1808), un soldat originaire d’Allemagne, Haltingen, Weil-am-Rhein, venu au Canada avec les troupes de Brunswick— régiment Rhetz, cie Ehrenkrook. Il a marié le 19 septembre 1799 à Rimouski, Marie Judith (Minoues) GrandPierre (1772-1851), fille de Pierre Ouenemouit GrandPierre (1740-?), chef des Malécites de Madawaska et de Marguerite Nataganouit (c.1750-), amérindienne de source Abénaquis du village de Penobscot.

 

IX ième génération au Canada

 

ROBERT-PATRICK CHOUINARD, 1922-2007, Fils de Auguste-Albini Chouinard et d'Émilie Paquet
& MAGELLA SIMARD, née le 17 janvier 1921, à Saint-Épiphane, comté de Rivière-du-Loup
Mariage à Saint-Pierre de Montmagny, 6 août 1949

Magella Simard est la fille d’Omer Simard (1) et d’Honora Laforest (2). (1) Omer Simard, fils du 3e mariage de François Simard et d'Élise St-Pierre. (2) Honora Laforest, fille de Jean-Baptiste Laforest (1864-1946, + St-Arsène, à l'âge de 82 ans) et de Lumina Lebel.

Enfants:
1) Georges, 19 mars 1952
2) Michèle, 22 sept. 1954
3) Roger, 4 mars 1956
4) Danielle, 21 sept. 1958
5) Robert Jr., 7 août 1962

Robert-Patrick Chouinard est un vétéran et «combattant» de la marine marchande canadienne durant la seconde Guerre mondiale (1939-1945). Dès l’âge de 16 ans, il débute son apprentissage de marin sur les navires de la marine canadienne. Durant la seconde guerre, il sert sur les navires canadiens, dont le M.V. North Gaspé, le SS New Northland pour le transport de troupe et le HMS Circacia pour des patrouilles de l’océan Atlantique Nord et de l’Atlantique Sud à la recherche de navires allemands. Après la guerre, il devient capitaine au long cours sur les pétroliers de la Compagnie Impérial Oil.  

 

Robert-Patrick Chouinard a épousé Magella Simard, le 6 août 1949, à l’église Saint-Pierre-de-Montmagny. Magella est la fille de Omer Simard et de Honora Laforest. Omer Simard, un descendant de l’ancêtre Noël Simard, est né le 12 août 1894 à St-Épiphane et est décédé le 30 mars 1985 à Montmagny. Il épouse Honora Laforest à St-Arsène, le 28 février 1916. Ils ont eu 10 enfants: Suzanne, Thérèse, Magella, Madeleine, Yvonne, Alcide, Jeanne D’Arc, Fernande, Honorius et Jean.


Magella est née le 17 janvier 1921, à St-Épiphane. À l’âge de 18 ans, Magella s’est enrôlée dans les forces armées canadiennes et occupera des tâches administratives à la Citadelle de Québec durant toute la guerre de 1939 à 1945. Après la guerre, elle obtient son diplôme d’infirmière (Université Laval) et travaille à l’Hôpital Saint-Sacrement. Elle épouse Robert-Patrick Chouinard, le 6 août 1949. C’est son amie et collègue de travail Juliette Jourdain (cousine de Robert-Patrick, fille de Wilfrid Jourdain et de Mary Chouinard des Îlets-Caribou-- fille ainée d’Elzéar Chouinard, gardien de phare de l’Île-aux-Oeufs) qui lui a présenté Robert-Patrick. Robert-Patrick et Magella ont eu cinq enfants: Georges, Michèle, Roger, Danielle et Robert. Ils sont la Xe génération des descendants des Chouinard au Québec et au Canada.


Robert-Patrick Chouinard, petit-fils d’Elzéar Chouinard, a toujours été attaché à la mer, à la Côte Nord, au fleuve Saint-Laurent, et également, à ses souvenirs d'enfance de l'Île-aux-Oeufs, où il passait l’été avec son grand-père et sa grand-mère, son oncle et ses tantes Chouinard, filles du gardien. En partageant ses souvenirs, il a transmis à ses enfants et à ses petits-enfants, l’amour de la mer, de la nature, l’intérêt pour l’histoire, l’importance de la famille et un esprit ouvert sur le monde. Nul doute qu’il aurait apprécié ce document!